jeudi 28 août 2008

C'est l'heure du bilan

Nous avons étiré notre voyage de pêche d'une journée, car il faisait trop beau, d'où le retard à écrire mon compte rendu de marathon.

Il faisait beau d'ailleurs la journée du marathon. Trop beau. C'était un peu enrageant, car il n'a pas vraiment fait beau de l'été.

Quand je me suis levé dimanche, on annonçait un ennuagement graduel suivi de pluie. Il faisait déjà chaud à 6h30, mais si le soleil allait se cacher, je pensais que ça se déroulerait bien.

Sur le site de départ à Lévis, j'ai vu plusieurs coureurs que je connaissais, dont M. et Mme Tiois bien évidemment, mais comme il ne restait qu'une dizaine de minutes avant le départ, nous avons un peu écourté la conversation. Je n'arrêtais pas de regarder en direction nord, dans l'espoir de voir la masse nuageuse s'approcher, mais en vain.

Une fois le signal de départ donné, tous se sont mis à courir dans la bonne humeur. Il régnait une belle atmosphère relaxe je trouvais. Évidemment, je suis parti trop vite. J'ai raté la première borne, mais ce n'était pas bien grave, car le kilométrage se faisait à l'envers et j'ai bien aimé cela, car on savait exactement combien de kilomètres il nous restait à parcourir.

Je courais donc à assez vive allure, jusqu'à ce que je m'aperçoive que je voguais à 4:37 le km. J'ai donc appliqué les freins, en me disant que j'essaierais de rester en bas de 5:00/km jusqu'aux côtes précédant le pont. C'est ce que j'ai réussi pendant les 15 premiers km, à peu près à une vitesse de 4:50/km. Mais déjà à peu près après une quinzaine de km de fait, je commençais à sentir la chaleur m'affecter. Heureusement, le cap du côté de Lévis faisait de l'ombre et nous avions un léger vent de face qui nous rafraîchissait. J'ai suivi pendant un petit bout un Français qui s'était mis une casquette en forme de poule sur la tête, qui avait un succès fou auprès des spectateurs. Mais je l'ai perdu une fois dans les côtes.

Comme je commençais à faiblir, je me suis dit que je ralentirais beaucoup dans les côtes pour me reprendre ensuite. J'ai donc monté les côtes et le pont à un pace de 6:15/km, sauf que rendu de l'autre côté du pont, au gros soleil et le vent dans le dos, je n'avais plus la force de reprendre un rythme plus rapide. De toute évidence, les nuages tant espérés n'arriveraient jamais. Je n'avais pas encore fait un km sur le boulevard Champlain que j'ai décidé de marcher un brin. Il restait encore 13km à courir. Je savais que Mme Gag et mes parents m'attendaient à la borne du 10e km restant à parcourir. Au lieu de passer en leur faisant des bye bye, je me suis carrément arrêté pour leur parler quelques minutes. Déjà là, j'avais décidé que cette course-là, il fallait tenter de la terminer, tout simplement. J'ai donc fait les 10 derniers km tantôt en trottinant, tantôt en marchant. Chaque fois qu'il y avait des gens pour nous arroser, je prenais carrément une douche, ce qui m'a fait faire de belles ampoules. J'essayais de rester trempé le plus possible. Je m'arrêtais à tous les point d'eau pour m'abreuver. C'était très difficile. Mais je n'étais pas le seul. À la dernière côte, nous étions 10 à la monter en marchant. Il y en avait un qui l'a fait en courant, je lui ai dit, "bravo, juste ici, tu en dépasses 10!"

Je savais que la chaleur m'affectait. En plus, c'était mon premier marathon d'été, sauf celui du Médoc l'an dernier, mais ce marathon-là ne compte pas vraiment. J'admet bien humblement que ce marathon a été le plus difficile des 12 que j'ai faits. Rendu au fil d'arrivée au bout de 4h02, quand je me suis arrêté pour parler à Mme Gag, j'ai eu une sorte d'éblouissement. Je voyais tout en blanc. Je n'étais pas étourdi, mais c'était assez spécial. Heureusement que ça s'est passé. J'ai aussi assisté à l'arrivée de deux filles que je connais, dont l'une a été malade peu après. En fait, tous ceux que je connais en ont arraché. Je viens aussi d'apprendre qu'il y a un coureur de 51 ans qui en est mort. N'empêche qu'il y en a quand même eu 400 qui ont été capables de faire mieux que moi. Normalement, je serais arrivé dans les 120 premiers. Mais bon, ça fait partie "de la game" comme on dit.

Je le savais déjà, mais là c'est confirmé: la chaleur m'accable. Je ne pouvais donc pas faire beaucoup mieux. Peut-être dans les 3:40 si j'étais parti plus lentement, puis encore... Si je ne partais pas en automne sabbatique le 10 septembre, j'aurais sûrement pris ma revanche à quelque part en octobre, avec tout l'entraînement que j'ai accumulé au fil des mois. Mais ça sera pour une autre fois. Comme je vois cela, ce marathon-là se fera à l'automne 2009.

Avec ce message je termine ce blog. Pour moi, ce n'était pas compliqué. Je livrais mes compte rendus d'entraînement à chaud, peu après mon arrivée, juste pour le plaisir. Si ces quelque 85 messages on permis à quelqu'un, quelque part, de prendre goût à la course à pied, ce sera ça de gagné.

Je tiens aussi à remercier mes deux plus fidèles lecteurs, qui sont en fait les deux seuls de ma connaissance qui me lisaient régulièrement (il doit en avoir d'autres, mais ils n'ont pas montré signe de vie). Merci DF d'en tirer une source d'inspiration pour te donner la force de sortir courir au travers de toutes ces choses qu'on a à régler dans une journée. Merci aussi à Tiois pour cette passion de la course à pied qui me démontre hors de tout doute que la relève est forte et dynamique dans ce sport qui est le nôtre.

Au plaisir de tous vous voir dans une compétition près de chez vous...
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dimanche 24 août 2008

OUF!

Juste un mot pour dire que c'était très chaud et humide. Les nuages ne sont jamais venus. La deuxième moitié a été très difficile. J'ai marché plusieurs fois. J'étais en mode survie, pas en mode marathon. La chaleur m'a beaucoup affecté. Je m'en doutais. J'étais même surpris d'arriver en 4h02, je pensais arriver en 4h15.


Bravo Tiois pour ton 3h35, t'as vécu la même chose que moi. Si ton genou a tenu, c'est ça l'important. Vive les marathons d'automne.

Là j'ai 5 amis qui m'attendent pour aller à la pêche et festoyer bien comme il faut.

Un rapport complet suivra mercredi.

samedi 23 août 2008

Le cauchemar

Demain, je vais courir mon 12e marathon. Puis pour la 12e fois, je pense, j'ai encore fait mon cauchemar. Je rêve toujours qu'il ne reste qu'une vingtaine de minutes avant le signal de départ, mais que je ne trouve pas le lieu où le départ se fait. Je passe donc mon temps à regarder ma montre et à courir pour essayer de le trouver, en me disant que ça n'a pas d'allure de courir ainsi avant de me taper un marathon. À la fin, il ne reste que cinq minutes et il est bien évident que je ne serai pas au départ à temps.

Je ne sais pas si je suis le seul à faire un tel cauchemar. Mais je crois que c'est bon signe.

Tout à l'heure, j'irai chercher mon dossard au salon des coureurs. Rendu là, tu ne peux plus reculer. Ça y est, l'heure a sonné. Le temps qu'ils annoncent n'est pas particulièrement à mon goût. Ça va être à peu près à 20C, partiellement nuageux, et surtout humide. Mais ce qui me console, c'est que j'ai couru tout l'été par ce temps-là et que je m'y suis habitué. Une telle température au marathon d'Ottawa serait une catastrophe. Mais demain, ce sera moins pire, juste parce que c'est la fin de l'été. Mais ça risque quand même de me ralentir. Enfin, on verra bien.

Quand je franchirai le fil d'arrivée, Mme Gag et quelques amis vont m'attendre, puis nous partirons au camp de pêche tous ensemble fêter ça dignement ainsi que mes 50 ans. Nous allons arrêter en chemin ici, à St-Ferréol, afin que je puisse prendre une douche. Je vais essayer d'écrire mes impressions rapidement, mais avec 6 personnes énervées alentour, je ne sais pas si j'y parviendrai. Sinon, je ferai mon rapport de course officiel en soirée.

vendredi 22 août 2008

Prochaine étape: le marathon

Voilà, c'est fait. Je viens de terminer mon entraînement. J'ai déjà lu à quelque part que juste arriver en shape au marathon, c'est déjà quelque chose. C'est quand même un entraînement qui dure au moins 3 mois et il peut s'en passer des choses pendant une si longue période, à commencer par les blessures.

Au moins je peux dire que cet entraînement a été mieux que celui qui m'a mené à Boston l'hiver dernier, car à force d'avoir des petits bobos ici et là, je me suis retrouvé au marathon pas prêt du tout. Cette fois-ci, l'entraînement s'est déroulé comme prévu, en bonne partie dans les côtes au début, jusqu'à ce que mon genou gauche me supplie de le lâcher un peu. Au moins j'ai pris la bonne décision d'arrêter quatre jours de suite. Le seul autre bobo qui a apparu, c'est ce nerf coincé pendant toute ma longue sortie de 32km, mais c'est disparu aussi vite. J'avoue quand même avoir pris une chance à ce moment-là.

Je l'ai répété souvent, mais le seul "bug" de cet entraînement est le manque de séances de vitesse. Mais je ne crois pas que ça va me nuire tant que ça.

Pour l'instant, ils annoncent nuageux avec 60% de possibilités d'averse. S'il n'y a pas trop d'humidité, ce sera parfait. Je ne vise pas de record pour Québec, d'ailleurs ça doit être difficile d'y faire des PB (Personal Best), car il n'est pas facile. Je m'attends à le faire en un peu plus de 3h20, ça va dépendre du taux d'humidité je crois. Voici comment je me sens en ce vendredi:

en haut de 3h30: pas content
entre 3h30 et 3h25: content
entre 3h25 et 3h22: très content
en bas de 3h22: extrêmement content

Mais dans le fond, même en haut de 3h30, je n'en ferai pas une crise. Je vais faire comme d'habitude, courir en souriant et en me servant de la foule pour me donner de l'élan.

Je vais essayer de faire un dernier message demain matin avant de partir au salon des coureurs afin de donner mes impressions finales.

Quand même content d'être arrivé jusque là sans encombres.

P.S. J'oubliais. J'ai couru aujourd'hui 4,2 km sous le soleil.

mercredi 20 août 2008

Nouvelle catégorie d'âge

J'ai 50 ans aujourd'hui. Ayoye! Honnêtement, je m'en passerais bien, mais comme je suis arrivé sur terre en 1958, je ne peux rien y faire. Avouez qu'avoir 50 ans le 20-08-2008 ça fait beau.

Je suis allé faire ma première sortie en tant que nouveau Vétéran II au mont-St-Anne, même chose qu'avant-hier, 7,6km dans les côtes. C'est assez frais mais le soleil est chaud, ça pourrait ressembler à cela dimanche. J'avais l'impression d'être super lent, pourtant, j'ai fait le parcours en 37:47 pour un pace de 4:58.

J'ai donc 50 ans. Je sais très bien que plus tôt que tard, je vais commencer à en perdre un peu dans mes temps de course. Mais comme je me suis mis à la course à pied sur le tard (33 ans), il est encore possible pour moi de battre des records personnels. J'ai encore une bonne marge de manoeuvre sur le 10 km.

L'avantage de vieillir pour les coureurs, c'est qu'ils peuvent continuer de pratiquer leur sport jusqu'à un âge très avancé. Je pense à Roland Michaud, dont c'est aussi l'anniversaire aujourd'hui, qui doit avoir aujourd'hui 86 et 87 ans. Il est probablement le premier d'une série. D'autre troquent la compétition pour le tourisme sportif. C'est le cas de Pierre Bourassa et de Rosaire Gagné qui sont dans la soixantaine et qui ont chacun plus de 100 marathons à leur actif. Ils vont être à Québec dimanche.

C'est ça le gros avantage de la course à pied. Tout ce qu'il faut, c'est une bonne paire de chaussures. Après, on pogne la piqure et on s'enligne vers ce qui nous plaît le plus. Moi, c'est le marathon. Pour d'autres, c'est la piste, le 5k, le 10k, le demi, l'ultra marathon, le triathlon, le Ironman et j'en passe. Chacun y trouve son compte. Il y a bien sûr les plus rapides qui rivalisent entre eux pour gagner des courses. Puis il y a la grande majorité des coureurs, qui le font pour se dépasser ou tout simplement pour le plaisir. La course à pied, c'est le sport le plus démocratique qui soit. On peut la pratiquer de l'enfance à la vieillesse. Nos temps ne sont peut-être pas les mêmes, mais nous suivons tous le même entraînement dans des conditions pas toujours faciles.

En ce jour de mon demi-siècle, je me souhaite donc une longue carrière de coureur et souhaite la même chose à tous les lecteurs de ce blog et à tous mes camarades coureurs et coureuses.

lundi 18 août 2008

Début de la fin

De retour à la course après deux jours de congé. Je suis allé jusqu'au stationnement du mont-Ste-Anne deux fois, mon parcours hivernal en fait, pour un total de 7,6km. J'avais l'intention d'hy aller mollo, mais après ce weekend sans courir, avec une température fraîche de 12C sous un ciel qui s'est soudain couvert après 1km de course, mes jambes avançaient toutes seules. Faut dire que dans le fond, c'était plus un test qu'une course mollo. Test concluant, car j'ai fait le tout en 36:51, soit un pace de 4:42.

Le problème, c'est que les journées passent mais que l'on prévoit encore une journée chaude. Si c'est le cas, ça ne sera pas drôle. Mais ce n'est pas le temps de conclure encore. Tout peut changer. Hier, on prévoyait de la chaleur pour samedi, c'est devenu pluvieux avec un max de 20C. Chose certaine, je ne serai sûrement pas le seul à surveiller la météo de près cette semaine.

vendredi 15 août 2008

matin frisquet

Ce matin en sortant, j'ai eu froid. Il ne faisait que 12C et c'était nuageux. Ça, ce serait vraiment parfait pour le marathon. Mais bon, je n'ai fait que 4,2km et très lentement en plus. Je n'avais pas le temps d'en faire plus, je pars à la pêche pour le weekend. De retour lundi.

jeudi 14 août 2008

Dernière long run avant le marathon

Hier soir, au lieu de courir à DDO, nous sommes descendus à St-Ferréol. Comme je suis rendu dans la région de Québec, je vais y rester jusqu'au marathon qui, en passant est dans 10 JOURS!!! Comme nous allons au camp de pêche en fin de semaine, j'ai décidé d'aller faire ma longue sortie ce matin au lieu de dimanche. Une longue sortie de 17,4 km, soit deux tours de cap Tourmente en passant par le Trait carré.

Le mercure indiquait 13C avec un beau soleil. Mais ce soleil brillait de tous ses feux et ça ne donnait pas du tout l'impression de 13C. N'allez pas croire que je me plains, les belles journées sans nuage ont été plutôt rares cet été. Je suis parti à 8h30, soit à la même heure que le marathon. Il y avait un assez bon vent d'est, de 20 à 25 km/h je dirais. Une bonne pratique avant Québec quoi! Je suis parti assez mollo et j'ai fait le premier tour en 44:32 (5:07). J'ai ensuite accéléré un peu et le second tour s'est fait en 42:54 (4:56), quand même 11 secondes plus vite par km, ce qui fait un pace de 5:00/km. Je devrais pouvoir tenir ce rythme sans problème, s'il n'a pas de chaleur étouffante bien sûr. Aujourd'hui, on annonce 29C avec de la pluie pour le 24 août. Grrr!

Avec cette sortie-là, mon entraînement est pratiquement terminé. Demain, lundi, mercredi et vendredi, je vais faire 2 fois l'aller-retour vers le stationnement du mt-Ste-Anne, ce qui fait 7,6km. Ce sont des côtes, mais je vais courir mollo. Je vais aussi en profiter pour me reposer et être frais et dispos au grand jour.

mercredi 13 août 2008

Météo yo-yo

Je sais que c'est inutile, mais je ne peux m'empêcher d'aller voir les prévisions météorologiques à long terme pour Québec, qui vont jusqu'à 15 jours et qui changent d'une journée à l'autre. Il y a trois jours, on annonçait 30C, avant-hier, 25C, hier, 16C, aujourd'hui, de retour à 30C.

Je ne peux pas croire qu'avec l'été qu'on a eu, où il n'a pas fait 30C une seule journée, qu'on va se retrouver le 24 août avec une chaleur étouffante. Ça serait passablement frustrant.

C'est congé pour moi aujourd'hui.

mardi 12 août 2008

Dernières nouvelles du marathon des Deux Rives

Voici un lien menant à un article sur le marathon qui s'en vient à grands pas. Si la tendance se maintient, ce sera un beau succès.

http://www.marathons.fr/spip.php?article4720

Dans le doute, abtiens-toi!

Je n'irai pas courir le 5k à DDO demain. Je n'ai tout simplement pas assez travaillé la vitesse pendant mon entraînement. J'ai déjà fait un 5k une semaine avant un marathon (qui m'a valu mon meilleur temps) et une couple de 10k deux semaines avant, mais j'avais travaillé la vitesse, notamment le mardi soir sur piste, quand je faisais partie des Vainqueurs.

Mais pour cet entraînement, j'en ai pas fait. D'abord en juin et juillet, j'étais à St-Ferréol, où je m'entraînais essentiellement sur un terrain montagneux (sauf pour la longue sortie). Il était difficile d'ajouter de la vitesse en montant une côte quand mon cardio était à 180. Ensuite j'ai eu ma blessure au genou, je me suis arrêté 4 jours de suite et il n'était pas question d'ajouter de la vitesse la semaine suivante. De retour à Mtl, j'en ai fait un peu, mais c'était davantage des tempo runs à 4:30 que des intervalles. En fait, la seule fois où j'ai fait de la vitesse, c'est au 10km de la Fête du Canada et ma cadence n'était que de 4:30. Je pense que ce n'est pas une bonne idée de courir à environ 4:00/km 10 jours avant mon marathon sans avoir pratiquement fait de vitesse pendant mon entraînement. Si je me blessais, je ne me le pardonnerais pas.

Hier, je pensais le faire, puis j'ai eu l'idée de poser la question dans un groupe de discussion de Runnersworld's, où j'étais sûr d'obtenir une réponse. Les premiers répondants m'encourageaient à le faire, mais à un moment donné, il y en a un qui m'a convaincu que ça ne valait pas la peine. http://forums.runnersworld.com/eve/forums/a/tpc/f/697106477/m/8051013425

L'absence d'entraînement en vitesse ne me dérange pas trop pour le marathon. Les intervalles, fractionnés et ainsi de suite, c'est comme le crémage sur le gâteau. Ils vont te donner la poussée qu'il te faut pour te surpasser. L'an dernier à Ottawa, ce sont mes entraînements en vitesse qui m'ont donné la poussée nécessaire pour faire le marathon en 3h16 plutôt qu'en 3h20 comme je le prévoyais. Mais à Québec, je ne vise pas de record. Je vise entre 3h20 et 3h30 et je suis pas mal certain d'y arriver, à moins d'une chaleur étouffante.

Aujourd'hui, j'ai fait 8,4 km en mode "easy", soit 43 minutes de course à un pace de 5:06. Le tapering se poursuit, je commence à avoir hâte au marathon et je me sens prêt. Désolé pour DDO, ce sera pour une prochaine fois.

lundi 11 août 2008

To be or not to be in DDO

Première course de la semaine sous une pluie fine. Je suis retourné à l'intérieur du jardin botanique, reprendre le trajet que je faisais avant que je me remette à compter mon kilométrage. Évidemment, le jardin a poussé depuis juin. Il y avait pas mal de canards, tout le jardin est d'un beau gros vert. J'ai fait trois tours et je suis retourné chez moi au bout de 58:23. Comme je suis pas mal certain que j'allais à 5/km, j'aurais fait 11,6 km.

C'est sûr que je vais m'acheter un Garmin Forerunner. Avec cela, on peut aller partout sans se soucier du kilométrage. Fini les parcours préprégrammés. Mais comme je pars deux mois et demi le 10 septembre, j'aime autant m'en procurer un au retour, je n'ai pas envie de le perdre pendant mon périple.

J'ai passé à peu près toute mon heure de course à me demander si je dois courir le 5km de DDO ou non mercredi soir.

Avantages:
Très bon test pour voir où je me situe par rapport à ma forme
À peu près tout ce qui court à Mtl y sera, excellente occasion de jaser avec mes amis coureurs

Inconvénients:
Je n'ai presque pas fait d'intervalles pendant mon entraînement
J'ai peur de me blesser

Il y a 3 ans, j'ai fait mon meilleur 5km à vie (19:57) une semaine avant un marathon. Là je me sens plus en forme que lors du 10km de la fête du Canada, mais je ne crois pas battre ce record. Disons que je serais content si je faisais en bas de 21 minutes. Je suis vraiment embêté. J'y vais ou j'y vais pas???????

dimanche 10 août 2008

Le compte à rebours est commencé

Je viens de regarder le temps qui reste avant le jour J : 13 jours, 23 heures, 30 minutes. Ça veut dire que dans deux semaines exactement, ça va faire une demi-heure que je cours. Oh que ça s'en vient!

Jour de repos aujourd'hui. Je vais courir lundi et il se peut que je fasse le 5km à Dollard-des-Ormeaux mercredi soir, un grand classique à Montréal, mais que j'ai toujours détesté. Stay tuned...

samedi 9 août 2008

Ça serait parfait si c'était comme ça!

Conditions idéales pour un marathon ce matin. À peine 17C, nuageux avec percées de soleil, petit vent juste pour garder au frais. Mais c'était un demi-marathon que je faisais, en entraînement en plus. Mais dès les premiers pas, je savais que ça irait bien.

Des fois quand je pars courir, je me sens léger, c'est une sensation très agréable. Quand je lève les pieds pour faire mes foulées, c'est comme si je ne sentais rien. Ça ne m'est pas arrivé souvent en entraînement cette année, mais ça se produit habituellement quand l'entraînement prend fin comme aujourd'hui. Je l'avais quand j'ai couru le marathon de Toronto en 2005. Ce feeling, je l'avais gardé tout au long de la course, sauf les 2 dermiers km, avec un vent de face de 30km/h. J'avais fini en 3h24, mais je m'enlignais pour 3h22 je crois.

La particularité de me rendre sur le mont Royal c'est que c'est 10,5 km de montée, puis 10,5 km de descente. D'habitude, ce sont les 5 premiers km que je trouve les plus difficiles. Mais là, ils ne m'ont pas dérangés et j'ai remarqué que j'avais une minute d'avance par rapport à d'habitude. Il y avait peu de monde pour un samedi sur le mont. Ça parait que beaucoup sont en vacances! Les coureurs étaient cependant nombreux. Il y avait même eu une course organisée par la boutique le Coin des coureurs. Comme je suis arrivé vers 10h, elle était déjà finie.

La montée s'est donc très bien passée, je me sentais confortable dans mon rythme et je savais que j'étais à peu près à 5:00. Rendu à la descente, il suffisait de me laisser aller, en me retenant quand même pour ne pas fatiguer mes jambes pour rien. À peu près à 1km avant de quitter le mont, je m'apprêtais à dépasser un autre coureur quand il s'est mis à accélérer. Comme je n'avais pas l'intention d'aller le chercher, j'ai maintenu mon rythme. J'ai fait un petit bout en restant à une dizaine de mètres derrière lui, je voyais bien que son accélération avait bouffé un peu de son énergie, tandis que moi, il m'en restait en masse. Il a évidemment fini par ralentir et je l'ai perdu. J'étais encore très à l'aise pour les 5 derniers km me menant à la maison. Quand je m'arrêtais aux feux rouges, je voyais bien que tout allait bien.

Résultat: 21,2 km en 1h44:59, un beau petit pace marathon de 4:57 pour un demi en entraînement. J'en suis très satisfait. Espérons que dame nature nous donne du temps pareil pour Québec. Car là, les prévision à long terme annoncent 30C, ce qu'il n'a pas fait de l'été. Mais je sais, 15 jours, c'est encore loin du point de vue météo, mais tellement rien du point de vue de la course qui s'en vient.

vendredi 8 août 2008

Entre deux orages

Je m'apprêtais à partir vers 8h30 lorsque la pluie s'est mise à tomber. J'ai donc retardé ma sortie jusqu'à 10h30. J'ai couru 8,4km vraiment "easy" en 43:50 (5:15). Au chemin du retour, le ciel était noir. Puis aussitôt rentré, la pluie s'est remise à tomber. Aucune goutte de pluie ne m'est tombée dessus. J'ai pas mal de chance.

Je faisais mon premier tour de parc (sur 2), quand j'ai aperçu un couple de canards qui ont décidé d'élire domicile sur le petit étang qui s'est formé à côté de la piste cyclable à cause de toute cette pluie qui ne cesse de tomber. Ce n'est pas longtemps après, en regardant le vert pimpant de la pelouse du parc, que je me suis dit que normalement, à cette période de l'année, la pelouse tire plutôt sur le jaune, tandis que là, tout ce vert me faisait sembler à l'Irlande ou à l'Écosse. Ça donne une bonne idée de l'état des choses.

Une autre chose qui m'a frappé, c'est que je n'ai vu absolument aucun cycliste sur la piste, mais une bonne dizaine de coureurs. C'est vrai que le marathon de Montréal approche aussi à grands pas et que les coureurs arrivent à leur peak d'entraînement.

Je vais faire ma longue sortie de 21km demain ou dimanche. J'irai sur le mont-Royal. Ça va dépendre du temps. Puis la semaine prochaine, ça sera quasiment une semaine de vacances. Pas plus de 40km dans la semaine, mouahahahaha!!!!

jeudi 7 août 2008

Et vogue la galère!

Première sortie après deux jours de galère. N'exagérons rien, je ne suis pas parti sur la go, c'est juste que j'ai fait quelques activités sortant de la routine et qui m'ont fatigué un peu.

Mardi soir, nous avons fait un pique-nique bien arrosé entre amis au parc Maisonneuve. J'avais une vue imprenable sur les nombreux coureurs qui s'entraînent à l'heure du souper. Il y en a pas mal plus que le matin.

J'ai décidé de ne pas aller courir hier pour deux raisons. D'abord, le temps était excécrable. Il a plu pratiquement toute la journée. Ensuite, j'allais voir le show de Radiohead au parc Jean-Drapeau sur l'île Ste-Hélène, ce qui voulait dire que j'allais rester debout un bon 4 heures. Le show était d'ailleurs excellent, sauf que nous n'avons pas vraiment vu le groupe jouer, car nous étions loin et comme je suis petit, il y avait un paquet de têtes qui me cachaient. C'est ça le problème avec les shows en plein air et c'est bien dommage. Je me suis mis d'ailleurs sur la pointe des pieds à de nombreuses reprises. Pour aller prendre le métro au bout de 4 heures à rester debout, j'avais les mollets presque crampés, ce qui m'a inquiété un peu. Mais ça c'est réglé assez vite.

Ce matin, je me suis donc levé un peu fatigué avec pas tellement le goût d'aller courir. Je n'avais bu qu'une bière, mais bon. Ça prend pas grand chose quand on sort de notre routine habituelle. Quand j'ai mis le nez dehors, c'était frais. Il ne faisait que 16C. J'étais tout de même en camisole. À deux semaines et demi du jour J et après un jour de congé, je me suis dis que je devrais essayer de faire mon trajet en essayant de suivre mon pace marathon. J'ai donc couru mes 11,4km légèrement plus vite que d'habitude, en poussant encore un petit peu plus au dernier tour. Je craignais un peu d'être décçu, car j'ai toujours cette impression d'être moins prêt que lors du marathon d'Ottawa.

Mais j'ai eu une très agréable surprise, car j'ai fait mes 11,4km, un peu fatigué en plus, en 54:13, soit un pace de 4:46, ce qui est excellent et augure très bien pour le marathon. À ce moment-ci, je calcule pouvoir suivre un pace de 4:45 à 4:55. 4:46 est donc excellent. Je pense que je vais aller voir des shows plus souvent.

mardi 5 août 2008

Température idéale

Ce matin, il faisait 17C avec des nuages et un petit vent. Il y avait encore de l'humidité dans l'air, mais franchement, je pourrais bien faire un marathon par un temps pareil. C'est incroyable à dire, mais pour les deux prochaines semaines, les première d'août, on aura du temps frais, à peine un maximum de 20C. Tout le monde en parle, nous avons un été pourri. En fait c'est un été gris et humide. Pas de grosses chaleurs, pas de journées complètes de pluie comme ils annoncent demain, mais quand ça tombe, ça tombe!

J'ai fait 3 tours de parc mollo (11,4 km) en seulement 5:10/km. Je me ménage. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Disons qu'à partir de maintenant, j'irai un peu plus vite après un jour de repos et plus lentement dans les jours consécutifs de course. Moins de 20 jours avant le marathon. Qu'est-ce que ça passe vite!

lundi 4 août 2008

Diminution du kilométrage

Me voici maintenant arrivé à la période dite du "tapering off", où on commence à diminuer le kilométrage en vue du marathon. Cette semaine, je vais passer de 80 à 65 km dans la semaine, ma longue sortie sera de 21km et je ne ferai plus de sorties de 14 et 15 km.

J'en ai quand même fait 12 aujourd'hui, de retour à Montréal, sous un ciel gris. J'ai fait un tour de Jardin et deux tours de parc Maisonneuve. Je ne me sentais pas particulièrement en forme, mais j'avais eu une grosse journée hier, départ du Mt-Ste-Anne, arrêt chez mes parents, retour à Mtl. Mais j'avais l'intention de rouler à 5:00/km et c'est ce que j'ai fait.

Aucune douleur au talon d'achille n'est venue m'embêter. Je pense que ce qui m'est arrivé vendredi, c'était vraiment un muscle coincé qui a fini par se détendre. Tant mieux, car en me tapant 32km en ressentant une douleur dès le départ, j'ai vraiment pris un risque.

Le parc Maisonneuve est encore détrempé par endroits. Ici aussi, il a plu beaucoup. Ce n'est pas qu'il pleut tout le temps. Mais quand ça tombe, c'est comme les tropiques. Puis y a toujours ce fond d'humidité dans l'air. Espérons qu'à la fin août, cette humidité sera chassée.

dimanche 3 août 2008

Congé de deux jours

Il ne me restait que 7.6km à faire pour terminer ma semaine. Mais comme ça tirait au talon d'achille après ma longue sortie de vendredi, j'ai décidé d'attendre à lundi pour reprendre l'entraînement.

vendredi 1 août 2008

Dernière heure: mon parcours au Mt-Ste-Anne impraticable

Hier soir, il a plu énormément. Résultat: la rivière Jean-Larose, que je longe quand je cours sur les pistes cyclables/ski de fond du mt-Ste-Anne, a sorti de son lit. Mon parcours est devenu impraticable. Mme Gag est allé s'y balader tout à l'heure et à la place du chemin de terre qui s'y trouvait, il y a d'immenses trous d'eau. Y a même un pont qui a pris le bord.

Voici la carte des sentiers. Moi je longe la piste 15, qui part du stationnement à gauche, qui devient ensuite 14, 13, 12 et 11. http://www.mont-sainte-anne.com/1/Portals/1/documents/msa_map_skiFond.pdf

Heureusement pour moi, je n'avais pas d'entraînement de prévu là cette semaine. Puis nous retournons à Montréal dimanche.

Ai-je fait une gaffe?

Journée de la plus longue sortie avant le marathon: 32 km à faire. Dire qu'il n'y a pas si longtemps, quand je suivais l'entraînement proposé pour le marathon de New York, je m'en tapais 4 comme ça. C'est la méthode d'entraînement à l'américaine. Regardez n'importe quel entraînement provenant des É.-U., la longue run prend beaucoup d'importance. Au Québec, on mise davantage sur le volume pendant la semaine que sur le nombre de km de la longue sortie. C'est ce que j'avais fait pour Ottawa l'an dernier, ce qui m'a valu mon meilleur résultat. J'avais quand même eu de bons résultats avec la méthode américaine. Les Français eux, mettent davantage l'accent sur les fractionnés. Je pense qu'à mon prochain marathon, je vais suivre la méthode française pour voir ce que ça donne.

Mais revenons à la sortie d'aujourd'hui. Le ciel était bas, mais il ne pleuvait pas. Je suis parti à 7h30 pour le cap Tourmente. Je n'avais pas fait 200 mètres que j'ai ressenti une légère douleur derrière le pied droit, juste en haut du talon. J'ai tout de suite su d'où ça venait. En m'étirant avant de partir, quand j'ai porté le genou droit au mur en gardant le pied au sol pour réchauffer mon mollet, d'habitude ça fait toujours comme un "clac" derrière le pied. Mais là, ça ne l'avait pas fait. Je n'avais peut-être pas décoincé mon muscle. J'avais 3 tours à faire plus un aller-retour de 2x2 km à rajouter pour faire mon 32km. J'ai commencé par cet aller-retour. Tout le long, je sentais cette petite douleur tannante. De retour à l'auto, j'ai décidé de commencer mon premier tour complet, mais de revenir au bout de 2km si ça ne partait pas, pour faire 8km et tenter de nouveau ma longue run demain ou dimanche. Au bout de ces 2 km, je sentais encore la douleur, mais j'ai décidé de continuer pareil. C'est toujours comme ça. Y a toujours la voix de la prudence qui nous dit d'arrêter, puis la voix de la témérité qui nous invite à poursuivre. Comme ça allait super bien côté cardio, j'ai décidé de continuer.

La douleur a fini par partir à la longue. Endorphines? Je ne le sais pas. Mais je ne sens rien depuis mon retour. Je l'avoue, j'ai pris une chance. Espérons seulement que ce n'était pas une gaffe.

Mais à part cela, j'ai fait une belle sortie. J'avais acheté du gel à la boutique Courir afin d'en prendre pour m'habituer quand on m'en offrira à Québec. J'utilise rarement des gels, en fait, seulement dans les marathons. Je croyais à tort que c'était des Power Gels qu'on offrait à Québec, mais c'est une autre marque. Comme il y en avait pas, j'ai acheté du GU, que j'ai trouvé pas mal mieux que le Power Gel. D'abord c'est meilleur, puis il se dissout plus facilement.

J'ai couru à un rythme plus lent que je ne le croyais. Je visais entre 5:05 et 5:10/km. C'était peut-être à cause du pied. Le premier tour + les 4km du début, je les ai roulés à un pace de 5:16. Le deuxième tour, j'étais rendu à 5:20. Comme je me sentais encore en forme pour le dernier tour de 9.3km, j'ai augmenté la cadence et je l'ai fait en 5:11, malgré le vent d'est qui s'était levé. J'ai fait le tout en 2h48, soit 5:16. Je ne sais pas si c'est le gel, mais je suis bien content d'avoir fini en force. Car côté cardio, aucun problème, et ce, malgré l'humidité qui ne m'a pas dérangé, même si le facteur humidex était de 29C (il faisait 21C).

Le gros de l'entraînement est maintenant passé. S'il fait une journée comme aujourd'hui mais avec moins d'humidité, ça devrait bien aller. Je ne devrais pas avoir de problème à finir en bas de 3h30.

Ah oui! J'oubliais! Le parcours du marathon a changé à Lévis. Au lieu de faire toutes sortes de tournant comme avant au début du marathon, nous allons longer encore plus le fleuve. Moi, ça me plaît bien. Le bout à Lévis me semblait le plus plate. Reste à savoir ce que cela nous réserve côté dénivellation.